En entrevue avec un Olympien - James Ellington
Temps de lecture : 6 minutes
Comme nous l’accompagnerons désormais dans son parcours, nous avons voulu tout connaître sur lui : ses débuts, ses victoires, ses défaites et ses motivations!
Tout sur James Ellington
- Sport : Athlétisme masculin — sprinteur britannique
- Discipline : 100 m et 200 m
- Club : Newham & Essex Beagles
Victoires :
- Deux participations aux Olympiques (2012 et 2016)
- Deux médailles d’or aux Championnats d’Europe d’athlétisme (2014 et 2016)
- Médaille d’argent aux Jeux du Commonwealth de 2014
- Deux fois champion aux British Athletics Championships (2012 et 2013)
- Gagnant de titres nationaux dès son jeune âge — avant les âges de 15, 17 et 20 ans
- Finaliste du 100 m aux Championnats du monde juniors d’athlétisme en 2004
- Médaille d’or aux Championnats d’Europe juniors d’athlétisme
Du rêve à la réalité…
James aspirait déjà à devenir un athlète alors qu’il n’avait que trois ans. Il se décrit comme quelqu’un d’entêté, qui n’a jamais eu de doutes quant à ses ambitions. C’est à l’âge de 13 ans, alors qu’il regardait l’athlétisme à la télé, qu’il a su qu’il voulait transformer son amour du sport en carrière professionnelle. Tout le monde autour de lui disait que le sport professionnel est un choix de carrière précaire, mais ça ne l’a pas empêché de poursuivre son rêve; il s’est battu pour atteindre ses objectifs en se promettant de ne jamais perdre de vu son rêve de jeunesse.
Le parcours héroïque de James, qui a fait de lui l’athlète qu’il est aujourd’hui, témoigne de cette promesse. Chaque carrière comporte ses hauts et ses bas, mais l’expérience de James est unique en son genre, et c’est ce qui rend son succès si inspirant pour plusieurs.
Lisez l’entrevue ci-dessous pour découvrir quel chemin il a parcouru pour faire de son rêve une réalité.
Découvrez James Ellington…
- Quel défi a été pour toi le plus difficile à surmonter?
Ma plus grande épreuve a sans aucun doute été mon terrible accident de moto en 2017. Je me suis fracturé le tibia, la fibula et le bassin, et ça a mis toute ma carrière en danger. J’ai mis beaucoup de temps à me rétablir, mais je suis fier d’avoir réussi à me remettre en selle. J’ai essuyé plusieurs revers au cours de ma carrière, mais avec le recul, je réalise que ces obstacles m’ont préparé à surmonter la plus grande épreuve de ma vie : mon accident. Chaque obstacle m’a poussé à développer une force mentale et une résilience à toute épreuve.
Aussi, cette force mentale a été un élément clé qui m’a permis de passer à travers cette période incroyablement difficile. J’ai continué malgré tout de croire en mon rêve de jeunesse sans pour autant compliquer inutilement les choses, pour éviter de me mettre trop de pression et tomber en déroute. J’y suis allé une étape à la fois, en me répétant que si j’arrive à marcher, j’arriverai à courir, et si j’arrive à courir, j’arriverai à sprinter. Me voilà maintenant de retour à l’entraînement, prêt à franchir de nouvelles barrières.
- Comment cette expérience t’a-t-elle transformé?
Fondamentalement, j’ai conservé la fougue et la motivation qui m’habitent depuis toujours. La seule chose qui a changé est mon désir nouveau de profiter davantage du moment présent. Quand on est athlète, on se retrouve souvent à enchaîner les compétitions, et on oublie de profiter de l’expérience. Je m’efforce de vivre un peu plus dans le moment présent et célébrer mes accomplissements. Ce n’est rien de compliqué, il me suffit de prendre le temps de m’arrêter dans le moment présent et faire une pause mentale pour me féliciter.
- Qui est ton héros?
Bonne question. Ce que j’ai toujours admiré chez les gens, ce sont leurs accomplissements, et je garde toujours en tête que nous sommes tous humains. Si quelqu’un arrive à faire quelque chose, je peux y arriver moi aussi. Tout est possible. Quand j’étais enfant, la personne que je voyais gagner à la télé était Linford Christie, alors je l’ai toujours admiré. Il me fait drôle de réaliser que je me suis retrouvé à m’entraîner avec lui. J’admire également Tyson Fury, avec tout ce qu’il a traversé.
- Quel est ton mantra?
Soyez vous-même, et soyez intègre dans tout ce que vous faites. Personnellement, j’aime penser que je suis 100 % authentique. Je suis la même personne devant la caméra qu’en coulisses, et je pense qu’il est important de montrer qui nous sommes réellement.
- Quelle est ta plus grande fierté?
Durant toute ma carrière, j’ai tenu mes promesses et j’ai atteint tous les objectifs que je m’étais fixés, et ce, même quand tout le monde me disait que j’étais fou, que ma carrière était terminée. Lorsque je me donne un objectif, je l’atteins. Ce sont nos actions qui nous définissent.
- Quels sont tes objectifs en 2021?
Auparavant, mon objectif principal était de reprendre la course et la compétition, et j’ai atteint ce but! Maintenant, mon objectif est de me qualifier pour les Olympiques de 2021. Je crois que si je donne tout ce que j’ai, je pourrais même gagner. Ce sera difficile, mais j’ai confiance en moi.
- Comment as-tu adapté ton entraînement pour te préparer à la sélection?
J’ai modifié mon entraînement afin de me concentrer sur la qualité plutôt que la quantité. Au lieu de m’entraîner plus souvent uniquement par principe, et ainsi risquer une blessure, je m’entraîne plus efficacement en m’assurant que chaque séance compte. La nutrition aussi compte pour beaucoup dans mon entraînement. J’ai toujours accordé de l’importance à une nutrition adéquate, et ça m’est toujours bénéfique, tant pour l’entraînement que pour ma récupération.
- À quoi ressemble ton horaire d’entraînement?
Je suis passé de six séances à quatre séances par semaine. Les lundis et mercredis ont lieu les séances intenses, avec une portion sur la piste suivie d’une portion au gym. Les jeudis sont réservés aux circuits de récupération et à l’étirement. Le samedi, je fais une autre séance sur la piste. Même si cet horaire est moins chargé que lorsque je m’entraînais six jours par semaine, il est plus intense, car je passe plus de temps à récupérer. C’est essentiel pour me permettre de bien performer.
- Que fais-tu quand tu n’es pas occupé avec l’entraînement et la compétition?
J’aime beaucoup la musique, le plein air (lorsque c’est possible avec le confinement) et les voitures. Ça peut vous paraître surprenant, mais j’aime beaucoup la musique de Hans Zimmer. J’écoute toujours de la musique en m’entraînant. J’ai tendance à écouter de la musique stimulante, comme du « deep tech house » ou du « old school garage », pour me motiver. Et si je me prépare pour une compétition, je me réchauffe avec du Hanz Zimmer, et je passe graduellement à de la musique plus rythmée. La musique a un tel pouvoir!
- Quelle est ta contribution?
Je cherche toujours des occasions de redonner à la communauté, que ce soit en allant dans les écoles pour discuter avec les jeunes, ou en distribuant du matériel. Dans le passé, j’ai travaillé avec Met Track Athletics pour coacher des jeunes en difficultés dans ma région. L’objectif était de leur en apprendre sur l’athlétisme, mais j’en ai profité pour également leur offrir du soutien psychologique.
- Mis à part les jeux de Tokyo, quels sont tes objectifs?
Pour l’an prochain, ce seront les Championnats européens ou les Championnats du monde. Peu importe si je me rends aux Olympiques, je vais poursuivre la compétition tant et aussi longtemps que j’en serai capable. J’irai aussi loin que mon corps le permet.
- Qu’est-ce qui te motive en tant qu’athlète?
Je mets toute mon énergie dans les choses qui me passionnent, et j’essaie de ne pas en déroger. C’est lorsque le niveau de difficulté augmente qu’on peut reconnaître les athlètes de haut niveau. On voit beaucoup de gens abandonner dès le premier obstacle. Personnellement, quand les choses se corsent, il y a comme un déclic dans ma tête qui me pousse à continuer. C’est pourquoi mon attitude m’a permis de surmonter les pires épreuves au fil du temps.
- Que représente pour toi la culture de la haute performance?
Je suis dur envers moi-même, mais je suis réaliste envers mes objectifs. Beaucoup de gens pensent que je suis fou lorsque je parle de mes objectifs, mais ils commencent à me croire maintenant. Si un jour j’abandonnais la course, je sais que je trouverais autre chose sur quoi focaliser mon énergie, peu importe de quoi il s’agit.
- Comment conserves-tu un esprit d’équipe en athlétisme?
J’ai actuellement quatre ou cinq partenaires d’entraînement, et durant chaque séance, nous nous encourageons mutuellement. Le travail d’équipe est important, même dans un sport en solo.
- En terminant, as-tu un conseil à donner à ceux qui souhaitent s’initier?
Apprenez à oublier rapidement; en athlétisme, il est important d’avoir une mémoire à court terme. Vous ne pouvez pas toujours gagner. J’ai essuyé plus d’une défaite au cours de ma carrière, et si elles m’étaient restées en tête, je n’en serais pas là aujourd’hui. Ne laissez pas les échecs vous définir!
Suivez son parcours avec nous!
Nous suivrons James pour la suite, alors qu’il se prépare à relever son prochain défi de taille : se qualifier au niveau national pour participer aux jeux Olympiques de 2021. Pour en apprendre plus sur l’importance des suppléments alimentaires dans sa diète, ou pour savoir comment il a développé sa force mentale pour atteindre tous ses objectifs en carrière, gardez l’œil ouvert pour de nouveaux articles du Centre de bien-être. Vous pouvez également consulter nos réseaux sociaux pour vous tenir au courant de sa carrière et de ce qui pourrait découler de ce nouveau partenariat avec Lifeplus. Les possibilités sont infinies!